Bailly said: "The motion of the stars calculated by the Hindus before some 4500 years vary not even a single minute. From the [modem] tables of Cassini and Meyer.
The Indian tables give the same annual variation of the moon as that discovered by Tycho Brahe - a variation unknown to the school of Alexandria and also the Arabs.”
Le mouvement des étoiles calculé par les Hindous il y a environ 4 500 ans ne varie même pas d'une minute. D'après les tables [modernes] de Cassini et Meyer.
Les tables indiennes indiquent la même variation annuelle de la Lune que celle découverte par Tycho Brahe – une variation inconnue de l'école d'Alexandrie et des Arabes.
Full extracts (French)
Une chofe très-remarquable , c'efl: qu'il fcmble que les lumières foient venues du nord, contre le préjugé reçu que la terre s'cft éclairée comme elle s'eft peuplée du midi au nord. Les Scythes font une des plus anciennes nations ; les Chinois (è) en defcendent ; les Atlantes , plus anciens que les Egyptiens , en defcendcnt eux-mêmes ; Acmon , chef d'une horde de Scythes, fondateur d'une ville de fon nom dans la Phrygie , étoic père d'Uranus qui civilifa les Atlantes (c). Les Getes , établis près du Danube, félon Al. Damville {d), étoient Scythes d'origine. Ils avoient un pontife , prétendu immortel , comme le DalayLama des Tartares. Dans la Sibérie , & en général fous le parallèle de 50°, on trouve depuis le 80° de longitude, jufqu'au 130°, les veftiges de l'habitation d'un peuple civilifé ; les ruines de plufieurs villes qui paroilTent avoir été floriffantes; des manufcrits dont le papier étoit de foie, les caractères tracés avec de l'encre de la Chine , de l'or & de l'argent ; des pyramides qui fervoient de tombeaux , & des infcriptions dans une langue inconnue ; enfin , des figures d'hommes ou d'animaux en or , en argent, en bronze. Les figures humaines étoient des repréfentations des divinités indiennes (e). AI. Damville remarque que dans la Sérique , la ville appellée Sera metropclis
A very remarkable thing is that it seems the lights came from the north, contrary to the accepted prejudice that the earth was illuminated as it was populated from south to north. The Scythians are one of the oldest nations; the Chinese are descended from them; the Atlanteans, older than the Egyptians, are themselves descended from them; Acmon, leader of a horde of Scythians, founder of a city of his name in Phrygia, was the father of Uranus who civilized the Atlanteans. The Getae, established near the Danube, according to Al. Damville, were Scythians by origin. They had a pontiff, supposedly immortal, like the Dalai Lama of the Tartars. In Siberia, and generally along the 50th parallel, from 80° to 130° longitude, one finds the remains of the habitation of a civilized people; the ruins of several cities that appear to have been flourishing; manuscripts whose paper was made of liver, the characters traced with Chinese ink, gold, and silver; pyramids that served as tombs, and inscriptions in an unknown language; finally, figures of men or animals in gold, silver, and bronze. The human figures were representations of Indian deities. A. Damville notes that in Serbia, the city called Sera metropolis.
ëtoir la. réfidcnce des princes d'une nation puiflante où les fciences écoicnt culcivccs,&: dont il cfl: fait mention dans l'hilloire chinoife , fous le nom d'Hoei-lié [a). La Sérique cft préfentcment une partie de la Tartarie oii fc trouve Selinginskoi. Nous venons de dire que l'on retrouve dans la Tartarie des idoles indiennes ; nous avons fait voir que les Indiens ont confervé une tradition dont ils ignorent eux-mêmes le véritable fens. Cette tradition, qui renferme la connoifTance exa(fle du mouvement des étoiles, & celle d'une période de i 8 o ans qui n'a jamais été en ufage que chez les Tartares , femble démontrer que les Indiens, fortis du nord de l'Afie , en ont emporté des traditions qu'ils confervent lans les entendre.- Page 95/96
To be the resistance of the princes of a powerful nation where the sciences are cultivated, and of which he is mentioned in Chinese history, under the name of Hoei-lié [a]. Serer is precisely a part of Tartary where Selinginskoi is found. We have just said that Indian idols are found in Tartary; we have shown that the Indians have preserved a tradition whose true origin they themselves do not know. This tradition, which contains the profound knowledge of the movement of the stars, and that of a period of 180 years which has never been in use except among the Tartars, seems to demonstrate that the Indians, strong from the north of Africa, have carried away traditions which they preserve without understanding them.
§. V I.
C E qui fiiit le plus d'honneur à l'Aftronomie des Indiens , ce font les méthodes pour les éclipfes. Ils calculent avec une grande célérité, avec aflez de précifion.Les brames femblentdes machines montées pour calculer des éclipfes. Leurs règles font en vers qu'ils récitent en opérant. Ils fe fervent de cauri^^eCpecc de coquilles , qui fert de monnoie dans l'Inde. Cette manière de calculer a l'avantage d'être prompte &c expéditive ; mais aulîî on ne peut pas revenir fur fes pas ; on efface à mefure qu'on avance , &: fi l'on s'cft trompé , il faut recommencer.
What brings the most honor to Indian astronomy are their methods for calculating eclipses. They calculate with great speed and precision. Their methods resemble machines mounted for calculating eclipses. Their rules are written in verse, which they recite while operating. They use cowrie shells, which are used as currency in India. This method of calculation has the advantage of being quick and expeditious; but also one cannot go back on one's steps; one erases as one progresses, and if one has made a mistake, one must start again.
Leurs procédés paroiffcnt d'une {implicite finguliere. La théorie de la lune, la plus compliquée de nos théories modernes , n'a point chez eux de cilcul cmbarralîant , ni pénible. Ils ont huit périodes des mouverne.is de la lune , & au moyen de quatre divilions Se de quatre multiplications faciles , ils trouvent quatre quantités qui étant additionnées , donnent la longitude vraie de la lune , à laquelle cependant ils appliquent encore deux petites corrections. Ils trouvent les diamètres du foleil 6c de la lune par une opération fort (impie , que nous rapporterons ici comme une exemple curieux de ces renfles fingulieres. Ils prennent le mouvement diurne vrai de la lune , le divifent par 1 5 ; le refte de la divifîon , multiplié par 60^ 8c divifé par i 5 donne le diamètre actuel de la lune. Ils calculent le diamètre du foleil , en multipliant fon mouvement diurne vrai par 5 , 6c le divifant par 9 , le quotient eft le diamètredu foieil. Nous avons trouvé dans les papiers de feO*M. de Liflc , qui font au dépôt de la marine , deux efpeces différentes de règles ou de tables indiennes , envoyées en Europe par les miflionnaircs. Ces règles font toutes différentes de celles que AI. le Gentil a rapportées des Indes. Les nombres employés , par exemple , pour calculer les diamètres du foieil èc de la lune ne font pas les mêmes. Nous avons foupçonné que ces règles pourroient bien être les anciennes qui font à Bénarès , 6c que M. le Gentil- {a) n'a pu fe procurer. Il a promis de les examiner. Son intention efl: de pénétrer dans les myfteresdeces calculsindiens, ôc d'en ramener les principes à ceux de notre Aftronomie européenne , comme a fait Dominique Calfini pour l'A(tronomie des Siamois. On ne peut s'empêcher de penler que ces tables ou ces règles des brames appartiennent à une théorie favantc. Les principes en font cachés aujourd'hui fous une routine aveugle , que beaucoup d'art a jadis rendu fimple Se liire. M. le Gentil n'a pas trouvé plus de 2 i à 24 minutes de diflérence entre leur calcul Se l'obfervation de deux éclipfes de lune. Il eft remarquable même que dans ces deux éclipfes , les brames ont donné plus exactement le tems de la durée que les tables de Maïcr , les plus exades que nous ayons.
Their methods appear to be of a peculiar implicit nature. The theory of the moon, the most complicated of our modern theories, has no confusing or arduous cycle in their work. They have eight periods of the moon's movements, and by means of four divisions of four easy multiplications, they find four quantities which, when added together, give the true longitude of the moon, to which, however, they apply two further small corrections. They find the diameters of the moon's stellar disc by a very (impious) operation, which we will report here as a curious example of these peculiar curves. They take the moon's true diurnal motion, divide it by 1/5; the remainder of the division, multiplied by 60/8, divided by 1/5, gives the moon's actual diameter. They calculate the disc's diameter by multiplying its true diurnal motion by 5/6, dividing it by 9; the quotient is the disc's diameter. We found in the papers of O.M. de Liflc, which are kept at the naval depot, two different kinds of Indian rules or tables, sent to Europe by millionaires. These rules are all different from those that A. Le Gentil brought back from India. The numbers used, for example, to calculate The diameters of the liver and the moon are not the same. We suspected that these rules might well be the ancient ones used at Benares, which Mr. Le Gentil- (a) was unable to obtain. He promised to examine them. His intention was to penetrate the mysteries of these Indian calculations, and to reduce their principles to those of our European astronomy, as Dominique Calfini did for the astronomy of the Siamese. One cannot help but think that these tables or rules of the astronomical tables belong to a previous theory. The principles are hidden today in a blind routine, which much art once made simple. Mr. Le Gentil found no more than 2 to 24 minutes of difference between their calculations in the observation of two lunar eclipses. It is even remarkable that in these two eclipses, the tables gave the duration more accurately than the most precise tables of Maecenas that we possess.
§. X V I I I.
C E qui doit étonner , c'efl: que ces tables des brames ont peut-être j à 6000 ans d'antiquité. AulFi M. le Gentil croit que les Indiens eux-mêmes fe font appercus qu'elles avoient befoin d'être corrigées. Lorfqu'en partant de leur époque , ils ont calculé la longitude moyenne du foieil &C de la lune ; ils en ôtent une quantité confiante. M. le Gentil conjefture que s'étant appercus à la longue que leurs calculs ne cadroient plusAvec roblcrvatioii , ils n'onc trouvé d'autre moyen d'y remédier , que de retrancher cette quantité , pour rendre leurs tables plus conformes à l'état du ciel , dans les tcms des oppofitions (Se des conjon(9:ions de la lune. Comme ils n'obrcrvcnc cette planète que dans ces deux points , peu leur importe que leurs tables foient en défaut , ou non , hors le tems des flzigies [a). Nous penfons que cette corrcclion a pu être faite l'an 7 S de notre ère , du tcms de Salivaganam , l'un de leurs princes , fous le règne duquel les Brames difcnt qu'il y eut une cfpece de réforme de leur Aflronomie.
What is truly astonishing is that these tables of the Brahmas may be as old as 6,000 years. Aulfi M. le Gentil believes that the Indians themselves realized they needed correction. When, starting from their own time, they calculated the average longitude of the Earth's orbit and the moon's position, they deduced a considerable amount. Mr. le Gentil conjectures that, having realized over time that their calculations no longer fit with reality, they found no other way to remedy this than to subtract this quantity, in order to make their tables more consistent with the state of the sky, at the times of oppositions (and conjunctions of the moon). As they only observe this planet at these two points, it matters little to them whether their tables are in error or not, outside the time of the moon's conjunctions [a]. We think that this correction could have been made in the year 75 AD, during the reign of Salivaganam, one of their princes, in whose reign the Brahmins say that there was a kind of reform of their astronomy.
Quoique ceux qui fe mêlent d'Aftronomie , c'eft-à-dire les Brames , puiflent avoir une notion aflez jufte de la nouvelle de de la pleine lune, le peuple plongé dans la plus profonde ignorance explique les phafes à la manière. Il prétend que la lune eft remplie d'ambroifîe,&; que les dieux v viennent prendre leurs repas , c'cfl ce qui fait diminuer fa lumière. La régularité du retour des phales annonce que la provifion cft loigneufement renouvelée , &; que les dieux ont un appétit fort réglé (^).
Although those who concern themselves with Astronomy, that is to say the Brahmins, may have a fairly accurate notion of the news of the full moon, the people, plunged in the deepest ignorance, explain the phases in this way. They claim that the moon is filled with ambrosia, and that the gods come to take their meals there, which is what makes the light diminish. The regularity of the return of the phases indicates that the provision has been recently renewed, and that the gods have a very regular appetite (^).
Les Brames placent la t°rre au centre de l'univers. Ils imaginent fcpt mondes; ce font les planètes , entre iefquelles la terre pofée fur une montagne d'or occupe le lieu princip'al. Il ne paroît pas qu'ils connoiflent le mouvement diurne de la terre. Ils pcnlent que les étoiles fe meuvent. Ils difent que ce font des poifTons , parce qu'elles fe meuvent dans l'échcr , comme le6 poiflons dans les eaux. Cette idée , qui lans doute n'eft qu'une figure , eft plus jufte 6c plus philofophique que celle des anciens Grecs qui s'imaginoicnt que les étoiles étoicnt attachées comme des doux à la calotte fphérique ôc folide duciel. Les millionnaires Danois afTurcnt que les Brames font partagés , &; que les uns fouticnnent que la terre fe meut , tandis que les autres penfcnt que c'eft le folcil {a). Voilà des traces bien marquées de l'Aftronomic antérieure , dont nous avons parlé. Un peuple, qui pofe la terre fur une montagne d'or, ne Ja met point en mouvement autour du foleil , &: ne s'élève point de lui-même au vrai fyftêmc du monde. Audi nous pouvons croire que ce n'cft qu'une opinion particulière , fondée lur la tradition , & regardée fans doute par le grand nombre comme une erreur. Pour oppofer l'ineptie de leurs raifonnemens fur les caufes à la beauté & à la fimplicité de leurs méthodes , ajoutons qu'ils comptent neuf planètes , favoir , les fcpc que nous connoillons, Scdcux dragons invifibles qui font la caufe des éclip(cs. Comme ces phénomènes arrivent dans diflérens points de l'écliptique , il a fallu que ces dragons fulfent errans , Se ils en ont fait des planètes. Il cft aifé de fentir qu'un peuple qui , à des méthodes favantes, joint des caufes abfurdes des phénomènes, a reçu d'ailleurs ces'méthodes , & n'a de part qu'à l'invention des abfurdités.
The Brahmins place the earth at the center of the universe. They imagine five worlds; these are the planets, among which the earth, placed on a mountain of gold, occupies the principal place. It does not appear that they know the diurnal movement of the earth. They believe that the stars move. They say that they are fish, because they move in the sky, like fish in water. This idea, which is undoubtedly only a figure of speech, is more accurate and more philosophical than that of the ancient Greeks who imagined that the stars were attached like sugar cubes to the spherical and solid cap of the sky. The Danish millionaires claim that the Brahmins make them divided, & Some believe that the earth moves, while others think it is the follicle (a). These are clear traces of the earlier Astronomicalism we have discussed. A people who place the earth on a mountain of gold do not set it in motion around the follicle, nor do they rise of their own accord to the true symmetry of the world. We can therefore believe that this is only a particular opinion, based on tradition, and regarded without doubt by the majority as an error. To contrast the ineptitude of their reasoning about causes with the beauty and simplicity of their methods, let us add that they count nine planets, namely, the celestial bodies we know, and two invisible dragons that cause eclipses. Since these phenomena occur at different points along the ecliptic, it was necessary that these dragons would wander, if they were to make planets of them. It is enough to feel that a people who, to learned methods, add absurd causes of phenomena, received these methods from elsewhere, and have only a part in the invention of the absurdities.
Quant à l'ordre des planètes , tout ce que nous en favons , c'eft qu'ils placent la lune plus loin que le foleil. Cette inconféquence ell: extraordinaire de unique dans l'hiftoire de l'Aftronomie. Peut-être eft-ce parce que la lumière de cette planète n'échauffe point , qu'ils la jugent plus éloignée que le foleil qui les brûle. Ce n'cft feulement pas le peuple qui eft dans cette opinion , ce iont les Brames mêmes. Un Brame de Tanjaor, fe trouvant en prifon avec un de nos millionnaires, eut de longues conférences av&c lui. Il fouffroit aflez patiemment que le millionnaire réfutât l'idolâtrie , qu'il dît tout cequ'il vouloic contre les idoles 6c les dieux ; mais quand il vie que le millionnaire prétendoit que le foleil étoic plus éloigné de nous que la lune , il fc fâcha tout de bon , &; ne voulue plus lui parler. Les opinions religieufes font communément celles auxquelles où tient le plus , mais fans doute que ce minîftre des dieux étoit aftrologue , 5c que l'aftrologie lui étoit plus utile que leur culte {a).
As for the order of the planets, all we know is that they place the moon further away than the moon. This inconsistency is extraordinary and unique in the history of astronomy. Perhaps it is because the light of this planet does not heat them, that they judge it to be farther away than the moon which burns them. It is not only the common people who hold this opinion, but even the Brahmins themselves. A Brahmin from Tanjaor, finding himself in prison with one of our millionaires, had long conferences with him. He endured quite patiently that the millionaire refuted idolatry, that he said all he wanted against idols and gods; But when he saw that the millionaire claimed that the moon was farther from us than the moon, he became very angry and refused to speak to him again. Religious opinions are commonly those to which one holds most dear, but without a doubt this minister of the gods was an astrologer, and that astrology was more useful to him than their worship (a).
§. XIX.
Les Brames abufcnt de leurs connoifTances aftronomiques en faveur de l'affcrologie. Ne communiquant point leur favoir , n'enviant celui de perlonnc , ils ont gardé leurs fables , leurs fuperftitions 6c toute la rouille de l'antiquité. Chaque jour de Lt lemaine, de chaque heure du jour &: de la nuit, eft propre à faire certaines chofes déterminées dans un livre, ou efpece d'almanach qu'ils nomment Panjangam {è). Il paroît qu'ils fe font- adonnés aulh à l'aftrologie naturelle , & qu'ils ont fait des prédictions relatives à l'agriculture. Il étoit ordonné jadis chez eux par une loi de porter tous les ans au roi les prédiiftions qui concernoient les fruits delà terre, les animaux, les hommes en général Se la patrie. Celui qui fe trompoit trois fois étoir condamné au filence ; les autres jouifîoient d'une grande confidération (c). Les Brames lont d'ailleurs fort attentifs aux aftres, quife trouvent au méridien, dans l'inftant de la nailîance d'un enfant. Mais ils ont foin de cacher les fecrets d'un arc qui les enrichit ou du moins les fait vivre. Malgré toutes ces abfurdités , qui font- une contradiction fmguliere avec leurs méthodes favantes , leur orgueil n'en cfb pas moins cxceiîif.
The Brahmins are well aware of their astronomical knowledge in favor of astrology. Not sharing their knowledge, nor envying that of others, they have kept their fables, their illusions, and all the rust of antiquity. Every day of the week, every hour of the day and night, is suitable for doing certain things specified in a book, or kind of almanac, which they call Panjangam (è). It appears that they have devoted themselves to natural astrology and that they have made predictions relating to agriculture. It was formerly ordained among them by a law to bring every year to the king the predictions concerning the fruits of the earth, the animals, and men in general, and the homeland. He who erred three times was to be condemned to death; The others enjoyed great confidence (c). The Brahmins, moreover, are very attentive to the stars, which are located at the meridian, in the instant of a child's birth. But they are careful to hide the secrets of a trade that enriches them or at least provides for their livelihood. Despite all these absurdities, which form a formal contradiction with their learned methods, their pride is no less excessive.
Ils nous mépriieiic nous autres Européens , dit M. le Gentil , ôc nous regardent à-peu-près comme des fauvages qui n'ont point ou prefque point de connoiirances. Fiers de leur cafte , de leur antiquité ôc de leur Tavoir , ils ont peine à fe figurer que nous cultivions les fcienccs , que nous ayions des univcriités 5 des académies, comme ils en ont dans plufieurs villes, fur-tout à Bénarès dans le Bengale , la plus célèbre académie de tout rindoftan. L'orgueil des Indiens eft la fuite néceffairc de leur ancienne fupériorité. Héritiers des connoiflances du peuple antérieur qui fut la fource de la lumière , ils ont joui long-tems du privilège d'être les feuls éclairés. Leurs fages attiroient des contrées les plus éloignées ceux qui afpiroient à le devenir. La vanité s'accoutume aifément à donner fans recevoir. Mais à la fin les autres peuples s'éclairent , &c ceux qui étoient féparés jadis par leur lupériorité , ne le font plus que par leur orgueil.
"They despise us Europeans," said Mr. Le Gentil, "and regard us almost as savages who have little or no knowledge. Proud of their culture, their antiquity, and their learning, they can scarcely imagine that we cultivate the sciences, that we have universities and academies, as they have in several cities, especially in Benares in Bengal, the most famous academy in all of India. The pride of the Indians is the necessary consequence of their former superiority. Heirs to the knowledge of the people who came before them and who were the source of enlightenment, they long enjoyed the privilege of being the enlightened ones. Their wealth attracted from the most distant lands those who aspired to become so." Vanity easily gets used to giving without receiving. But in the end other peoples become enlightened, and those who were once separated by their superiority are now separated only by their pride.
§. X X.
Nous paflons à une nation non moins fage , non moins antique , mais plus longtems inconnue à notre Europe. Nous parlons des Chinois , du peuple le plus ancien de la terre , fi l'on s'en rapporte uniquement aux monumens authentiques; le plus jaloux de fon antiquité Se le plus foigneux d'en conferver le fouvenir. S'il y a un peuple dont la chronologie & l'hiftoirc méritent quelque croyance , c'eft celui chez qui le foin de conferver les faits hiftoriques , a été une affaire d'état , foumife à un tribunal où tout eft pefé , épuré avec l'équité &i le refpecl qui font dûs à la poftérité. C'eft le feul exemple qu'il y ait fur la terre d'une pareilleinftitution, - Page 109/10/12/13/
We are speaking of a nation no less ancient, no less ancient, but long unknown to our Europe. We are speaking of the Chinese, the oldest people on earth, if one relies solely on authentic monuments; the most jealous of its antiquity and the most determined to preserve its memory. If there is a people whose chronology and history deserve some belief, it is the one among whom preserving historical facts has been a matter of state, submitted to a tribunal where everything is examined and refined with the equity and respect due to the truth. This is the only example on earth of such an institution.
- Source: Histoire de l'astronomie ancienne 1775
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